Après les objets 3D puis ceux recouverts de mapping, les démos de dernière génération ont franchi un nouveau cap avec l‘environment mapping. Les lecteurs désireux de s’instruire peuvent opter pour l’explication technique. 🙂

Sinon, essayons de résumer ça pour les non initiés (dont je fais partie car je ne suis pas codeur du tout) : Il s’agit donc d’un objet en 3D recouvert par une texture (matière) sur laquelle se réfléchit la lumière. Par conséquent, pendant que l’objet mappé bouge, il se créé des reflets sur sa surface. Ces reflets évoluent sans cesse, mettant en valeur les arêtes de l’objet.  Enfin, j’espère que cette courte explication est assez claire. 🙂

Le tout premier effet en environment mapping, 2 magnifiques poissons ! Merci à Llama de tSCc. Vidéo ici.

C’est en 1998 que cet effet arrive enfin sur nos Atari, petits ordinateurs si limités (sortis en 1985 pour rappel) et les codeurs sont obligés de passer par une « bidouille » pour réaliser cet exploit : afficher l’image avec une résolution inférieure (en résumé, de gros pixels). C’est le début d’une nouvelle ère car de nombreux effets utiliseront désormais cette technique dont le véritable nom est Chunky to Planar ou C2P. Je me souviens encore de l’émotion produite par ces petits poissons en environment mapping la première fois que je les ai vus !

L’invasion de lenvironment mapping peut commencer !

Trop peu de codeurs, à mon avis, se sont frottés à ce type d’effet peut-être parce qu’il faut un certain talent (autant technique qu’esthétique) pour obtenir un résultat satisfaisant. En tout cas l’introduction de Madness, illustrée ci-dessus, par le groupe Cream y parvient !

Mais j’aimerais rendre hommage au groupe qui nous a tant ébloui par sa maîtrise de l’effet tout au long de plusieurs productions : le groupe Dead Hackers Society !

Superbe exemple d’environment mapping très fluide !
Extrait de l’invitation à la Error In Line 3. C’est beau non ?

La production illustrée ci-dessus est une référence  (que j’ai pourtant failli oublier ) car toute la démo est en environment mapping. Alors oui, ce n’est pas forcément très fluide, mais le résultat est franchement impressionnant ! Vous retrouverez cette invitation à la Error in Line 3 un peu plus bas en vidéo d’ailleurs.

C’est encore Dead Hackers Society qui nous comble avec Moving into Darkness, une production dans laquelle on retrouve plusieurs exemples d’environment mapping. Cette démo est parfaite du début à la fin en ce qui me concerne et multiplie les exploits techniques en mélangeant plusieurs types d’effets !

Un 1er exemple, qui plus est avec du bumpmapping !
Et un 2ème exemple accompagné d’un fond dessiné.
Mon préféré de la démo, mais il faut voir la vidéo plus bas pour comprendre ce qui se passe à l’écran. 🙂

Laissons un peu de place aux autres, avec notamment My Galaxy, une très sympathique collaboration entre MJJ Prod, Sector One et Dune. On y aperçoit un cube sur lequel poussent subitement des « branches », comme celles d’une étoile et c’est d’ailleurs ce que finit par devenir notre cube : une étoile en environment mapping !

Beaucoup de soin apporté à cet écran et à sa mise en scène !

Un dernier cas, le cube en environment mapping en très bonne compagnie qu’on trouve dans la courte mais excellente intro Natrium du groupe Rave Network Overscan.

Que c’est beau ! Je parle du cube bien sûr. 🙂

Comme pour la plupart des effets, il faut voir l’environment mapping en action pour comprendre l’importance de l’effet de lumière qui le caractérise.

On commence donc par nos poissons, précurseurs en la matière :

Suivis des premiers pas de Dead Hackers Society sur ce terrain :

 Encore DHS avec l‘invitation à la Error In Line3 :

Et on finit avec le plus bel exemple en matière d’environment mapping, avec la démo Moving into Darkness. Et je vous conseille de regarder la démo en entier au passage. 🙂

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