J’ai déjà eu l’occasion de parler de la musique sur l’Atari ST et si vous voulez en savoir plus à ce sujet, je vous invite à lire mon article concernant le son. Toute de suite, j’ai plutôt envie de vous parler de productions musicales un peu particulières connues sous le nom de Acid demos. Dans les années 90 le son house/techno était à son apogée au point que les démos s’y sont aussi mises avec du gros son associé à des effets hyper rapides et qui flashaient au point de provoquer des crise d’épilepsie. Les acid demos étaient nées. 🙂

Les premiers a s’être lancé dans cette expérience parfois douloureuse pour les yeux (et les oreilles aussi) sont The Carebears avec leurs démos de 1989 Aciid demo et Acid Demo Burn 2 . Ces productions contenaient tout ce dont a besoin une bonne acid demo, c’est à dire des voix digitalisées criant « aciiiiid », une tonne de textes clignotants et encore plus d’objets défilant tellement vite à l’écran qu’on avait à peine le temps de les distinguer.

Les Acid demos n’étaient pas réputées pour leur design 🙂

La réponse vint de The Lost Boys avec leur écran de 1991 Zonk – bien que son nom complet soit en réalité « Komische Sackratten von der Höhle » – issu de la célèbre démo Ooh Crikey Wot A Scorcher.  On trouve ici encore une flopée d’effets qui flashent ou ne sont affichés que quelques dixièmes de seconde, le tout dans un show à vous donner le tournis ! Mais j’imagine que dans ce genre de démo, l’important c’est la musique. 🙂

Nombreux sont ceux à s’être essayé au genre, même si je trouve que les acid demos étaient surtout composées d’une musique furieuse et d’effets synchronisés sur cette dernière. 🙂

Quand on parle de ce sujet, n’importe quel fan de démo ayant vécu durant les années 90 a tout de suite un nom en têt, je parle bien entendu de An Cool ! C’était une espèce de DJ fou remixant tout ce qui lui passait sous la main et a qui on doit une série d’acid demos dont  M-Demos 3 et M Demos 4 toutes deux sorties en 1992.

Comme toute les bonnes acid demos la série des  M Demos est pleine à craquer d’effets variés et super rapides. Il vous faudra sans doute les regarder plusieurs fois pour espérer que votre cerveau comprenne tout ce qui se passe. 🙂

En fait, j’ai l’impression d’avoir vu tellement de acid demos au cours des dernières décennies qu’elle semblent toutes (ou presque) se fondre en un seul et gigantesque ensemble : ainsi en 1991 on avait aussi la Kaos Meeting demo de Crossbones, en 1992 on trouvait une acid demo dans The Pandemonium Demos par Chaos, en 1997 NoTech par tSCc, 1998 Massacre par Dead hackers Society, en 1999 la parodique H-Demo IV par Teenage

Trois captures d’écran issues de la démo de 1997 NoTech par tSCc. Préparez vos yeux pour de l’action effrénée !

Pour conclure cet article j’aimerais parler de deux démos qui ont une place toute spéciale, à commencer par la démo de 1993 Techno Drugs par NLC. Sans doute pas la meilleure démo, même si c’est une bonne production, mais c’est surtout LA démo qui m’a permis de faire partie de la Scène ! en effet, après avoir vu cette démo (ma première, je crois !) j’ai trouvé un numéro de téléphone dans les crédits et j’ai appelé Thyrex. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire j’avais rejoint le groupe ! De sacrés souvenirs et une acid (tekno ?) demo que je vous propose maintenant de regarder avec la vidéo ci-dessous :

La seconde démo que je me DOIS de citer dans cet article est un classique, que dis-je la reine des acid demos ! – et cela fait maintenant très longtemps que j’attends l’occasion de l’évoquer ! Mesdames et messieurs veuillez applaudir la démo de 1992 Grotesque du groupe Omega ! Inutile d’en dire plus, asseyez-vous et plongez-vous dès à présent dans ce trip sous acide ! 🙂

 

 

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